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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 19:39
Le texte présenté ce matin fait reposer l’essentiel des efforts sur le dos des salariés. Il prévoit de repousser à 62 ans l’âge légal de départ et à 67 ans la retraite à taux plein. Des mesures contre lesquelles la Confédération reste hostile.

Comme prévu, l’avant-projet de réforme des retraites a été présenté ce matin par le ministre du Travail, Eric Woerth. Sans surprise, il confirme toutes les craintes exprimées par les syndicats, en particulier par FO qui, pas plus tard qu’hier, a mobilisé sur le dossier plus de 70.000 personnes dans les rues de Paris lors d’une journée interprofessionnelle de grève et de manifestation. Une journée au cours de laquelle les salariés du privé et du public ont exprimé haut et fort leur attachement à la retraite à 60 ans et leur hostilité à tout allongement de la durée de cotisation. Deux mesures qui constitueront le «cœur de [la] réforme» dévoilée aujourd’hui par le gouvernement.

Son projet prévoit en effet de repousser, pour tous, l'âge légal de départ à 62 ans d’ici à 2018, à un rythme de quatre mois de cotisation supplémentaires par an à partir du 1er juillet 2011. Concernant la durée de cotisation nécessaire pour toucher une retraite à taux plein, qui aura atteint 41 ans en 2012, le gouvernement souhaite qu'elle soit portée à 41 ans et trois mois à partir de 2013.La barre des 65 ans, qui correspond à l'âge auquel une pension de retraite à taux plein -c'est-à-dire sans décote même s'il ne dispose pas de la durée de cotisation nécessaire- est garantie, sera également repoussée de deux ans, à 67 ans. En outre, au nom d’une prétendue «équité», il entérine le «rapprochement» des régimes du public sur celui du privé, via une hausse de 3 points du taux de «cotisations retraites» des fonctionnaires, aujourd'hui fixé à 7,85% (voir notre article du jeudi 10 juin 2010).

Pour faire avaler la pilule aux salariés, il égrène enfin des mesures censées taxer le capital, les hauts revenus et les entreprises qui, tout au plus, rapporteraient, selon les calculs de M. Woerth, 4,4 milliards d’euros, dont la moitié proviendra de la remise en cause d’une petite partie des allègements de cotisations patronales. Sachant que le «déficit» des retraites est évalué à 32,3 milliards d'euros cette année et 42,3 milliards en 2018, et comme l’a expliqué le ministre lui-même, les mesures d'âge absorberont, à elles seules, environ 50% des déficits d'ici à 2018. Personne n’est dupe, cette réforme a été taillée d’abord et avant tout pour satisfaire les appétits des marchés financiers. Lesquels, selon le quotidien économique Les Échos, «vont regarder de près le projet» du gouvernement gouvernemental qui, d’ores et déjà a prévu un argumentaire pour les investisseurs.

«Ce projet est dangereux, injuste socialement et inefficace économiquement», a réagi instamment le Secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, pour qui «le titre de la note de synthèse du ministère du Travail est d'ailleurs significatif puisqu'il est question de répartir "équitablement l'effort entre les salariés"» en augmentant leur «durée d’activité». En clair, a-t-il ajouté, «ça veut bien dire que ce sont les salariés qui paient l'essentiel» de la facture au regard des prélèvements supplémentaires annoncés sur le capital et les hauts revenus qui ne constituent tout au plus que «des recettes de poche». Par conséquent, le leader de FO a réclamé le «retrait pur et simple» du projet tel qu’il a été présenté aujourd’hui et redouté hier. Et conformément aux positions de la centrale syndicale qu’il a portées lors de son intervention devant les milliers de manifestants rassemblés mardi après-midi place de la Nation à Paris: «Refuser une contre-réforme, rejeter tout report au-delà de 60 ans, rejeter tout allongement de la durée de cotisation et rejeter toute remise en cause du code des pensions.»

 

source force.ouvriere.fr

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 20:40
DISCOURS DE JEAN-CLAUDE MAILLY EN FIN DE MANIFESTATION LE MARDI 15 JUIN 2010


C'est ici

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 07:07

La  négociation salariale sur les salaires en 2010 qui avait laborieusement accouché d’un accord de la part d’un certain nombre de Fédérations et syndicats – la revalorisation de la valeur du point initialement prévue à hauteur  de 0,5% au 1erjuillet 2010.puis portée à 0,8% avec effet au 1er mai 2010 – ne déboucherait pas elle aussi sur un agrément de la Tutelle. Les tractations seraient en cours pour décrocher l’agrément ministériel : nous en saurons plus fin juin….

 

source CFTC

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 17:01

La revalorisation de la valeur du point à hauteur de 0,8 % au 1er Mai est toujours sous le coude du Ministre.

Espérons qu'il ne s'ankylose pas..


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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 16:17

Médias aux ordres et personnels politiques de tout bord pratiquent une omerta totale sur l’organisation du pillage des ressources du régime général vieillesse et d’autres régimes de salariés.
Les gouvernements successifs, quelle que soit leur couleur politique, connaissent le sujet. Tous les ans, la publication au Journal Officiel de la République du montant du hold-up annuel n’occasionne aucune ligne dans la presse, pas un mot au JT, pas une seule dépêche AFP.


De quoi voulons nous parler ?


la suite ici

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 09:59

Le travail dans tous ses états

Dans les CAF « dématérialisées », l’objectif du social s’évapore

Empruntant à la logique du secteur privé, la restructuration des CAF, branche famille de la Sécurité sociale, met à mal les conditions de travail des agents et leurs missions de service public. De chaque côté des guichets, le malaise s’accentue et la colère gronde.
 
 
source www.humanite.fr 

Clémentine Cirillo-Allahsa

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 09:54

Jouant sur la communication en distillant progressivement les annonces, le gouvernement a fini par admettre, deux jours avant la journée de mobilisation de plusieurs organisations syndicales, qu’il allait reculer le droit au départ en retraite au-delà de 60 ans.

Il explique dans le même temps que ce sera progressif et que quelqu’un ayant 59 ans et pouvant partir à 60 ans n’aura que 3 mois de plus à faire. Une broutille en quelque sorte.

Mais, dans la même logique, quelqu’un qui a 56 ans et qui espérait pouvoir partir dans quatre ans devra travailler un an de plus. Un an ce n’est pas rien, surtout quand on compte les jours compte tenu notamment de la dégradation des conditions de travail, dans le privé comme dans le public. Une personne qui a 52 ans devrait quant à elle s’attendre à travailler deux ans de plus, à raison d’un trimestre supplémentaire par an de recul à compter de 2011.

Quant aux jeunes générations, celles qui d’ores et déjà savent qu’elles devront travailler au-delà de 60 ans, rien ne leur est garanti.

En effet, ce que prévoit le gouvernement n’assure aucun équilibre financier et, dès lors, tout est possible en termes de dégradation sociale: 65, 66, 67... 70 ans.

En quelque sorte, cela revient à dire: travaillez jusqu’à en mourir, on s’occupe du reste. Rappelons qu’a contrario, ce que propose Force Ouvrière en termes de financement assure un équilibre financier rapide des retraites. On est effectivement sur deux logiques opposées.

Pour le gouvernement, l’équilibre financier doit être trouvé en remettant en cause les droits sociaux. Pour nous, les droits sociaux doivent être protégés en prenant les décisions de financement nécessaires. D’un côté le gouvernement s’entête dans la logique du capitalisme libéral et financier à l’origine de la crise. D’un autre, nous proposons un changement de modèle qui vaut non seulement pour les retraites, mais également pour tous les autres dossiers.

Dans ces conditions, seul un rapport de forces efficace peut contraindre le gouvernement à renoncer. C’est dans cet esprit que nous avons lancé une journée de grève interprofessionnelle et de manifestation à Paris: pour montrer notre détermination. Nous assumons clairement nos responsabilités. Cet appel n’est pas fermé. D’autres organisations, "nos amis" d’autres organisations, sont libres de s’y joindre, le tout est de savoir si l’on veut se donner les moyens et si l’on veut donner aux salariés les moyens de contraindre le gouvernement à renoncer à ses contre-réformes.

Nous savons tous – ce n’est pas la peine de faire semblant – que les manifestations ricochets, sans les étudiants et les lycéens, ne sont pas efficaces. D’ores et déjà, certains syndicats ont décidé de nous rejoindre, comme le SNETAA, syndicat de professeurs de lycées professionnels. De son côté, la CFTC a considéré qu’après le 27 mai, il fallait savoir saisir le 15 juin.

En tout cas, pour ce qui la concerne, Force Ouvrière prépare la réussite de cette journée. Le dossier retraite durera jusqu’à l’automne. Mais il faut dès le 15 juin démontrer notre détermination, en appelant à une journée de grève interprofessionnelle et en manifestant à Paris. Dire ce qu’il faut faire et faire ce que l’on dit, cela s’appelle tout simplement assumer ses responsabilités.

 

Éditorial de Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière, daté du mercredi 2 juin 2010

http://www.force-ouvriere.fr/

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 16:46

Arrétez Mesdames et Messieurs de la politique, de comptabiliser les grévistes à la longueur d'un cortège de manifestants et de faire vos élucubrations dans les médias,  à partir des chiffres soit de la police, soit des syndicats.

Même chose pour les médias d'ailleurs qui répercutent du vent.


Chacun sait que vos discours sont de la poudre aux yeux et que vous vous focalisez sur des chiffres qui ne signifient rien.


Vous devriez plutot faire le recensement dans chacune des entreprises publiques et privées afin de connaître le nombre de grévistes  enregistrés par l'employeur.


Ce n'est pas parce que quelqu'un fait grève, qu'il va obligatoirement défiler et montrer son mécontentement.


La majorité silencieuse existe....


Vous verriez  alors que les chiffres, une fois  multipliés par 2 voire 3, auraient plus de sens.


Réfléchissez-y.

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 15:50

Arrêté du 5 mai 2010 portant fusion des caisses d'allocations familiales de Besançon et de Montbéliard


Arrêté du 5 mai 2010 portant fusion des caisses d'allocations familiales de Béziers et de Montpellier

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 09:35

Depuis mars 2009, Force Ouvrière explique que les manifestations ricochets ne sont pas efficaces et qu’il serait nécessaire d’appeler ensemble (action commune) à une journée de grève interprofessionnelle.

 

Oralement, y compris en février 2010 lors d’une réunion avec les autres organisations syndicales, puis par écrit en avril 2010, nous avons reformulé cette proposition.

 

L’expérience passée nous conduit à considérer que l’action commune, pour être efficace, suppose des revendications et des modalités d’action partagées.

N’ayant pas obtenu de réponse positive, Force Ouvrière (cf. la déclaration de la Commission exécutive du 4 mai) ne se contente pas de dire ce qu’il faut faire.

 

Elle fait ce qu’elle dit.

 

Le 4 mai nous avons décidé d’appeler à une journée de grève interprofessionnelle et à une manifestation à Paris le 15 juin 2010 avec un appel aux salariés et aux autres syndicats.

 

Le 6 mai, cinq autres organisations syndicales ont décidé d’une mobilisation le 27 mai sur le même modèle que le 23 mars dernier. Il importe, aujourd’hui, que les militant(e)s agissent pour réussir le 15 juin, pour la grève et la montée à Paris.

Il ne s’agit pas de polémiquer, mais de convaincre.

 

C’est à l’honneur de notre syndicalisme libre et indépendant.

 

Jean-Claude Mailly

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